Combats des Reines, la tradition

Cette année la tradition a encore une fois été respectée, et c’est aux Houches que se sont retrouvés les passionnés de la race d’Hérens, pour le combat des Reines 2007, qui c’est déroulé dans une arène aménagée au milieu du village, dans un décor somptueux, sous les sommets du massif du Mont-Blanc et sous un soleil radieux.

Beaucoup de monde pour applaudir les combattantes, une ambiance parfaite et surtout une organisation du tonnerre par la mairie des Houches, le spectacle servi par un excellent commentaire ponctué de musiques traditionnelles. Une centaine de vaches a participé à cette manifestation traditionnelle. Conduites par les éleveurs de la race d’hérens, des pays du Mont-Blanc.

Les catégories représentées : 6 catégories :

Génisses de mois de 2 ans
Génisses de 2 à 3 ans
Vaches 1er veau
Vaches de mois de 520 kg
Vaches de 520 à 565 kg
Vaches de plus de 565 kg

Quelques mots sur les combats des reines…

Avant le combat, les cornes sont vérifiées et entretenues afin qu’elles ne provoquentpas de blessures graves. Un jury arbitre les combats et annonce l’arrivée des vaches par catégories. . Les vaches de chaque catégorient vont se défier et s’affronter et les meilleures, celles qui auront dominés leurs congénères dans l’arène seront alors qualifiées pour les finales qui designeront la reine de la catégorie.

« Des reines en herbe » . Les vaches d’hérens et les « combats des reines ». Texte : Samuel Gay Couttet (travail pour le mémoire de l’examen d’aem )

C’est elle, vêtue de noir, qui règne en maître dans les alpages de la vallée de Chamonix, du Valais suisse, et du Val d’Aoste en Italie.
Celle qui règle le troupeau à sa guise, et pour qui certains continuent de pères en fils à perpétuer la tradition et pour qui tout une vallée tournée essentiellement vers le tourisme organise maintenant des manifestations en son honneur chaque année. Plusieurs hypothèses sur l’origine de cette vache mais aucune n’a été catégoriquement reconnue. La plus plausible d’entre elles est que les animaux de cette race seraient les derniers représentants d’une vache répandue dans toute la région alpine et introduite par les Romains ou les Celtes. Cela évoqué après des études poussées portant sur les groupes sanguins de différentes races et qui montrent qu’elle a de multiples particularités.
Seules des vaches italiennes, en l’occurrence les Castana et les Pezzatanera lui seraient apparentées.
Pour d’autres, les vaches d’Hérens proviendraient de la région du Nil, ou encore du croisement entre les vaches du Lötschental et de sujets dégénérés de la race brune.

HISTORIQUE ET ORIGINES …

Plusieurs hypothèses sur l’origine de cette vache mais aucune n’a été catégoriquement reconnue. La plus plausible d’entre elles est que les animaux de cette race seraient les derniers représentants d’une vache répandue dans toute la région alpine et introduite par les Romains ou les Celtes. Cela évoqué après des études poussées portant sur les groupes sanguins de différentes races et qui montrent qu’elle a de multiples particularités.
Seules des vaches italiennes, en l’occurrence les Castana et les Pezzatanera lui seraient apparentées.
Pour d’autres, les vaches d’Hérens proviendraient de la région du Nil, ou encore du croisement entre les vaches du Lötschental et de sujets dégénérés de la race brune. Mais aujourd’hui, les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est extrêmement difficile voir impossible l’étude des races anciennes et leur mode de formation.
Ce qui est sûr en revanche, c’est que de nos jours et aux yeux de tout le monde, elle est considérée comme une vache d’origine suisse, principalement du fait que c’est ici que sa population est la plus importante et que son nom vache d’Hérens désigné dès 1861, dans les listes de concours vient du val d’Hérens dans le Haut Valais francophone.

SITUATION GEOGRAPHIQUE …

On trouve la race d’Hérens en Suisse et plus particulièrement dans le Valais bien sur, dans le Val d’Aoste et en France, principalement dans la vallée de Chamonix ( Vallorcine, Montroc, Argentière, Les Houches, Servoz) et le Val Montjoie, où dans toutes ces régions sont organisés des combats de Reines.

Difficultés de la race

Le problème principal auquel est confronté la race est la diminution du cheptel dans tous les pays, et ce essentiellement dû à la politique européenne et Suisse qui est devenue trop sévère pour les agriculteurs, ce qui bien souvent amène les paysans à abandonner leur activité et de ce fait, se séparer de leurs bêtes.
La production de lait est moins grande que dans les autres races et pour ceux dont la production laitière est le principal revenu, certains préfèrent changer de race de vaches pour obtenir une meilleure productivité de lait.
Dû à son caractère combatif, la race d’Hérens demande plus de surveillance surtout quand elles sont en alpage afin d’éviter des combats entre elles où certaines pourraient être blessées.
Malgré ces inconvénients qui sont loin d’être minimes, la race d’Hérens est pour leurs propriétaires plus intelligente, plus attachante, plus belle que les autres races, c’est une vache qui a de la classe et cela encore une fois confirme que c’est essentiellement une passion qui contribue à faire perdurer la race.

Lorsque l’on regarde l’animal, le premier coup d’œil du connaisseur est d’importance « la vache doit bien présenter et avoir de la façon ».
Une vache maigrelette ne pourra pas résister dans les combats même si elle est « méchante ». La bête doit être longue, cela peut lui donner 50 à 100 kilos de plus.
C’est une vache de taille moyenne qui est trapue avec un corps large et bien musclé dont l’ossature est fine et très solide, les membres inférieurs sont courts et vigoureux, la tête est courte et large avec une forte encornure, le regard est vif et expressif, le nez est court et les oreilles petites.
Un taureau adulte accuse un poids de 750 kilos voir plus pour un tour de poitrine de 185 à 205 centimètres. Les vaches elles, ont un poids moyen de 500 à 600 kilos voir plus pour un tour de poitrine de 180 à 195 centimètres.
La hauteur au garrot pour les mâles atteint 135 centimètres et pour les femelles 125 centimètres.
La robe est « monochrome » avec quelques nuances.

Caractéristiques précises de la race

LA COMBATIVITE , LE CARACTERE , L’INTELLIGENCE ET LA MEMOIRE

L’aptitude au combat fait partie intégrante du patrimoine génétique de la race, cela lui confère un tempérament extrêmement vif et belliqueux profondément ancré.
Et ce n’est pas des soins particuliers ou un mode de conduite qui fond d’elles des « Reines » même s’il est entendu que des soins adaptés aux bêtes ayant cette aptitude améliorent leurs performances.
Chez les « Reines » on peut observer un rituel de dominance exacerbée qui donne la base à l’organisation des combats de vaches.
Pour les éleveurs, le caractère a autant d’importance si ce n’est plus que le physique, une « vraie Reine » est noble, a du respect envers ses congénères et est honnête avec les plus faibles qu’elle.

Tension, suspense, émotion…les combat des vaches de la race d’Hérens offrent un spectacle saisissant, qui, bien au delà du Valais, compte toujours plus d’aficionados. En préambule à la finale cantonale du combat des reines qui sera transmis en direct sur la TSR le 9 mai, Zig Zag Café entraîne ses téléspectateurs dans l’univers des éleveurs et de leurs bêtes. De l’étable aux combats en passant par les alpages, trois jours pour saisir les enjeux affectifs, sportifs, sociaux et économique de cette compétition qui rime avant tout avec passion.

« Pour l’amour d’une reine » par Fabienne Sabatier

Cette année la Bataille des Reines se déroule aux Houches, à la patinoire. L’association des Eleveurs de vaches de la race d’Hérens en est l’organisatrice. Plus de 100 vaches participeront à cette rencontre traditionnelle. Elles représenteront une trentaine d’éleveurs de vaches de la race d’Hérens, les vaches noires ! Cette bataille a lieu naturellement dans les alpages, les vaches désignant la chef, la Reine du troupeau. Tête contre tête, c’est une épreuve de force. Pas de coup de cornes, pas de sang versé, juste la puissance ! La gagnante est celle qui réussit à repousser et faire abandonner son adversaire. Les vaches sont classées en 6 catégories, dans chacune de celles-ci est désignée une Reine. Le combat final désigne la Reine des Reines !

La mode des reines d’Hérens

VALAIS Le phénomène de la vache belliqueuse dépasse désormais largement le cadre paysan. La possession d’une belle à cornes serait-elle devenue du dernier snobisme? . JANINE BERTHOUZOZ 01 mai 2004
A une semaine de la finale cantonale des combats de reines, à Aproz, le Valais tout entier se prépare à l’événement, qui est à la culture montagnarde de ce canton ce que le Festival de Cannes est au cinéma. Dimanche 9 mai, derrière les cordes du ring, les paysans-éleveurs côtoieront des propriétaires qu’on s’attend plutôt à trouver à l’étude de notaire, à l’atelier d’architecture ou à la tribune politique. Ils sont en effet nombreux, ces cols blancs, à posséder une lutteuse.

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